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16 ans de combat pour leur maison en lambeaux

Articles de presse et Podcasts
22/08/2019
16 ans de combat pour leur maison en lambeaux

À Vertou, un couple de retraités a déjà brûlé 16 années pour obtenir dédommagement. Et la bagarre n’est pas finie. Le problème ? Ils ont acheté une maison pétrie de malfaçons.

L’histoire

Si vous êtes invité à prendre la soupe chez les Foucher, sachez que c’est une opération périlleuse. Sur la table de cuisine, les assiettes doivent être remplies, mais pas trop. La maison est de guingois, ça penche du sol au plafond. Une louche de trop, ça déborde. C’est un coup à en prendre sur les genoux. Leur pavillon mal construit de Vertou, dans une comédie d’été un peu grasse au cinéma, il ferait marrer, Huguette Foucher l’admet. Sauf qu’elle, elle a perdu l’envie de rire depuis des lustres. Son sourire a déménagé, son sommeil s’est fait la malle. Sa santé vacille.« Mon dernier malaise, c’était il y a quelques jours, dans l’isoloir, aux élections. » Avec son mari André, qui a affronté deux cancers, elle se bat pour sauver sa maison lézardée depuis… 16 ans.« Et ce n’est pas fini ! L’affaire part maintenant en cassation. La justice, c’est long. » Aussi long que la liste des désordres qui voue la maison des retraités à la démolition. En mai 2001, pourtant, c’était tout soleil. Retraite à l’horizon. André le maçon et Huguette l’employée de mairie vendent leur maison nantaise à étage pour s’offrir un plain pied en prévision de leurs vieux jours, à Vertou. C’est une maison pas bien chère, sortie de terre quatre ans plus tôt. Patatras :« Un jour, en arrosant les jardinières, j’ai fait couler un peu de terre sur les murs sous les fenêtres » , raconte Huguette. André a mis un coup de propre en nettoyant au jet d’eau. Il a révélé une façade lézardée de fissures.

Le béton craque

C’est le point de départ d’un cauchemar sans réveil. Dans son salon, Huguette multiplie les va-et-vient pour entasser des piles et des piles d’archives, de dossiers garnis d’expertises et contre-expertises. Des courriers adressés aux avocats, des répliques, des constats d’huissiers, des factures…« Au début, on pensait juste pouvoir faire réparer les fissures à l’amiable par le constructeur …» Une première solution a été envisagée : injecter de la résine pour consolider les fondations défaillantes voire inexistantes de la maison. Impossible, car la résine fait mauvais ménage avec l’eau et un autre expert a détecté des fuites sous le plancher chauffant et la dalle de béton (épaisse de 4 centimètres seulement par endroits). La tuyauterie, ici, ce n’est pas jolijoli. Une canalisation est fracturée. Un peu plus loin, une conduite n’a été refermée que par… un simple sac plastique. L’eau des toilettes ? Personne ne sait vraiment dire où elle disparaît… Les Foucher changent donc de braquet. Nouvel avocat et procès. En 2012, un expert mandaté par le tribunal finit par conclure sèchement : les désordres sont trop importants pour imaginer des réparations. Le pavillon pourrait même s’effondrer !« On entend parfois le béton craquer, assure Huguette.Comme une explosion. » Un jour, en passant du salon a la cuisine, elle a reçu sa pendule sur la tête. Le carrelage a cédé sous la pression des mouvements du sol. Des portes ne ferment plus. Une fenêtre a éclaté…

« Décision rare »

En 2015, la justice a enfin donné raison au couple. Le constructeur (qui depuis a changé de mains) et une assurance ont été condamnés à payer, ensemble, la démolition et reconstruction de la maison.« Une décision très favorable et assez rare » estime leur avocat, Maître Loïc Rajalu. Ce succès fut un bonheur au parfum aussi éphémère qu’un brin de muguet : l’assureur a fait appel… Et voilà les retraités, épuisés, repartis pour deux nouvelles années de combat judiciaire. Il a été soldé en ce printemps 2017 par la cour d’appel de Rennes. Sur le fond, les dispositions sont maintenues, même si elles sont plus favorables à l’assureur et moins au constructeur. Les Foucher doivent toujours toucher plus de 220 000 € de dédommagement.« Nous, on s’en fiche de qui paye, soupire André, bras au ciel.On veut juste pouvoir vivre dans cette maison, reconstruite, avant de partir en maison de retraite ! » Il avait 59 ans au début de l’histoire. Il en a 75 aujourd’hui… Mais voilà le nouveau coup de tonnerre dans le ciel éclairci : le constructeur se pourvoit maintenant en cassation… Le couple est à bout. «On doit prendre un nouvel avocat. Et on ne sait pas pour combien de temps on est repartis …Deux ans, quatre ans ? C’est désespérant. Que va-t-on laisser à nos enfants ? » A minima, une leçon de persévérance.

Article issu de l'édition Ouest-France de Nantes du vendredi 5 mai 2017


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